
1 mai 2026
T’as déjà lancé un truc en te disant « là c’est le bon, là ça va cartonner »… et au final, silence radio. Une vente, peut-être deux. Et dans ta tête, la petite voix qui commence à souffler que t’es nulle, que ton truc c’est de la merde, que tu t’es plantée ?
Je te rassure : t’es pas seule. Et aujourd’hui, on en parle.
Dans cet article, je te raconte un de mes lancements qui ne s’est pas passé comme prévu, du tout, version non filtrée. Je te parle de ce que « échec » veut vraiment dire, des biais qui nous font saboter sans s’en rendre compte, et je te donne 5 tips mindset concrets que tu peux activer dès aujourd’hui. Prends un carnet si t’en as un sous la main.
Je vais pas passer par quatre chemins. Fin de l’année dernière, j’ai lancé trois formations en ligne, que j’avais appelées Online Flash. Trois mini-formations : une sur la création d’univers graphique, une sur le SEO, une sur le mindset et les outils de fond, basée sur six ans de formations en yoga et développement personnel.
Et j’ai fait. Une. Vente.
Une seule.
Dans ma tête, ça s’est activé direct. « Bah voilà, t’es nulle. Ton truc c’est de la merde. Personne veut acheter tes formations. » Toute la playlist habituelle du syndrome de l’imposteur. Celle qu’on connaît toutes un peu trop bien.
Mais au fond de moi, je savais que c’était pas vrai. Je savais que le contenu était bon. Le problème était ailleurs.
Ce que j’avais raté, c’était ça : je n’avais pas réussi à faire percevoir la valeur de ce que je proposais.
J’avais mis en avant le côté technique, les outils, les méthodes, ce que tu allais apprendre. Mais j’avais zappé l’essentiel : les bénéfices. Ce que ça allait changer concrètement dans ton business, dans ta vie de tous les jours. Les gens s’en foutent un peu de « tu vas apprendre à utiliser tel outil ». Ce qu’ils veulent savoir, c’est : « Moi, qu’est-ce que ça va m’apporter concrètement ? » Et moi, j’avais pas répondu à cette question assez clairement.
J’étais tellement dans ma posture d’experte que j’avais oublié de parler à la personne en face.
Et puis j’ai pas assez répété. Tu connais la règle des 7 ? Une personne doit voir ou entendre parler d’un truc au moins 7 fois avant de passer à l’action. Autant te dire que j’ai pas du tout joué le jeu.
J’ai décidé de les mettre de côté. Ces formations existent encore, je les propose ponctuellement à des clientes qui veulent aller plus loin sur des points spécifiques avec un budget plus serré, pour qu’elles aient quand même des outils concrets. Mais elles ne sont plus visibles en accès libre sur mon site.
Et lancer trois formations en même temps, clairement, c’est pas l’idée du siècle. J’aurais dû faire step by step : une seule, bien faite, plutôt que trois à moitié. Belle leçon.
Ça m’empêche pas pour autant de préparer quelque chose d’important pour la fin de l’année, un projet que je construis vraiment, basé sur ma méthode, avec plus de 200 entrepreneures accompagnées derrière moi. Mais ça, c’est pour cet été. Teasing posé.
Ce que j’ai vécu avec mes Online Flash, ça a la tête d’un échec. Et pendant cinq minutes dans ma tête, je l’ai appelé comme ça.
Mais est-ce que c’en était vraiment un ?
Pour moi, non. C’est un apprentissage massif. Si j’avais pas vécu ça, j’aurais jamais pris conscience de cet angle mort sur la valeur perçue. Aujourd’hui cette leçon est ancrée dans ma façon de travailler et de communiquer sur mes offres, et c’est directement ce que j’applique.
Un échec, c’est quand tu fais rien de ce que ça t’a appris. Là c’est juste de l’énergie qui s’est pas encore transformée.
Je vais te parler d’un biais que j’ai, et que t’as peut-être toi aussi. La tendance à vouloir beaucoup. C’est une qualité, j’insiste là-dessus. L’ambition c’est un moteur. Mais si on le gère pas, ça devient le frein.
Je suis le genre de personne qui a littéralement 15 000 projets en tête en permanence. Et pendant longtemps j’ai voulu tout faire en même temps. Résultat : j’éparpillais mon énergie, mes projets aboutissaient à moitié, et j’avançais moins vite que si j’avais focalisé sur un seul truc à la fois.
Ce que j’apprends (et j’insiste sur « j’apprends » parce que c’est toujours en cours) c’est de développer un projet jusqu’à ce qu’il soit vraiment abouti, et seulement après passer au suivant. Quand j’applique ça, le résultat est meilleur, l’énergie est là, et la satisfaction au bout est vraiment différente.
Les personnes qu’on admire le plus ont quasiment toutes une histoire d’avant qu’on ne voit presque jamais.
J.K. Rowling a essuyé 12 refus d’éditeurs avant que Harry Potter soit publié. Elle était mère célibataire, touchait les allocations, et continuait à écrire quand même. Oprah Winfrey s’est fait virer de son premier job à la télé. On lui a dit qu’elle était « inapte pour la télévision ». Steve Jobs a été renvoyé d’Apple, la boîte qu’il avait fondée lui-même, avant d’y revenir et de la transformer en ce qu’elle est devenue.
Ces gens-là n’ont pas réussi à 25 ans. Ils ont construit, se sont plantés, ont recommencé, ont construit encore. Et c’est exactement ce que tu fais quand tu traverses un flop : tu fais preuve de résilience.
Et si t’as envie d’un contenu qui montre ça vraiment bien, je te recommande la série Girlboss sur Netflix, inspirée de l’histoire de Sophia Amoruso. Une meuf un peu paumée qui lâche rien malgré les galères, qui finit par monter sa boîte Nasty Gal. C’est une série bonbon, bonne humeur, qui se regarde toute seule. Et le film Joy avec Jennifer Lawrence sur Disney+, l’histoire d’une maman célibataire dans les années 80 qui ne lâche rien pour son projet. Je vais pas te spoil, mais il vaut le détour.
On parle d’échec, on parle de réussite, mais on se pose jamais vraiment la question : c’est quoi la réussite pour moi ?
Parce que si tu cours vers une définition de la réussite qui est pas la tienne, t’arriveras jamais nulle part. Ou tu arriveras quelque part où t’as pas envie d’être. La société, Instagram, l’entourage, ils ont tous une opinion là-dessus. Le million d’euros, la villa, le business à 7 chiffres, les 100 000 abonnés. Et si c’est ce que tu veux vraiment, let’s go. Mais si c’est pas ça ?
Pour moi, la réussite c’est avoir du temps libre pour moi et pour les gens que j’aime. Être en bonne santé et avoir le temps d’en prendre soin. Le yoga, le sport, mes rituels, l’alimentation, c’est pas négociable. Me sentir épanouie, utile, fière de ce que je crée. Et bien gagner ma vie.
Est-ce que je veux voyager plus ? Oui. Est-ce que je veux gagner plus ? Oui. Est-ce que je veux être millionnaire en me sacrifiant ? Non. Ce que je veux par-dessus tout, c’est être libre et kiffer ma vie sans avoir de regrets. Pas parfaitement, mais je suis sur le bon chemin. Et ça compte.
Prends une feuille ou ton carnet et réponds à ces trois questions :
Première question : c’est quoi ma vie idéale dans 3 ans, pas juste le chiffre d’affaires, l’ensemble du tableau ?
Deuxième question : qu’est-ce que je serais prête à ne PAS avoir si en échange j’avais la liberté que je veux ?
Troisième question : est-ce que les objectifs que je cours après en ce moment sont vraiment les miens, ou ceux que j’ai absorbés de l’extérieur ?
Dès que t’as une pensée du style « j’ai échoué », « c’est nul », « ça marchera jamais », pause. Et tu poses la question : « Qu’est-ce que ça m’a appris ? »
La phrase à te dire : « Ce n’est pas un échec, c’est une information. Quelle information ? Comment je peux améliorer ça ? »
Note dans ton carnet : la situation, ce qu’elle t’a appris, ce que tu ferais différemment.
On a toutes tendance à accumuler les preuves de ce qui marche pas, et à oublier ce qui marche. Alors on fait l’inverse.
Crée une « Victoire du jour » dans ton carnet, même une toute petite. Et une fois par mois, relis ce que t’as écrit. Ton cerveau a besoin de voir la progression.
Quand un projet plante, au lieu de spiraler dans l’émotion, fais une analyse froide. Pas pour te flageller, pour comprendre.
Les questions à poser : est-ce que j’ai bien communiqué sur la valeur ? Est-ce que j’ai répété assez ? Est-ce que le timing était le bon ? Est-ce que j’ai fait ça avec de l’énergie ou par obligation ?
Si tu te reconnais dans le profil « 15 projets en tête », essaie ça : liste tous tes projets, mets-leur une priorité, choisis UN pour les 3 prochains mois. Les autres existent, ils sont notés, ils n’attendent que toi, mais ils attendent.
La phrase : « Je ne renonce à rien. Je priorise. »
Quand tu vis un flop, demande-toi : « Dans 6 mois, est-ce que ça aura encore autant d’importance ? » La plupart du temps, la réponse c’est non. Et ça remet les choses à leur juste place.
La phrase : « Dans 6 mois, je regarderai ça en souriant. »
Et sur tous ces tips : écris. Ça vide la tête, ça pose les choses, ça les clarifie. Pas besoin d’une heure par jour, 5 à 10 minutes suffisent parfois à créer un vrai shift. Un papier et un stylo, c’est tout ce qu’il te faut.
Tes erreurs sont des données. Elles te disent quelque chose sur ton marché, sur ta communication, sur tes priorités, sur tes limites, sur ce que tu veux vraiment. Et ça, c’est précieux.
La prochaine fois que quelque chose ne marche pas comme prévu, et ça arrivera, pour toi, pour moi, pour tout le monde, pose-toi la question : « C’est quoi l’info ici ? C’est quoi l’apprentissage ? »
Les échecs ne définissent pas où tu vas. Ils précisent comment tu vas y arriver.
Tu traverses un moment de doute sur un projet en ce moment, ou tu sens que ton business tourne mais que toi tu t’épuises dedans ? C’est souvent le signe qu’il manque un système solide derrière. Dis-moi où tu en es ici; et on regarde ensemble ce qui peut changer.
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Un échange pour faire le point sur ta situation, clarifier tes besoins et identifier la solution la plus adaptée à ton projet.
Le but ? Que tu repartes avec une vision claire, des pistes concrètes et des premières actions à mettre en place, qu’on travaille ensemble ou non.
Sans pression, sans obligation, sans engagement après.
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