
12 juin 2026
Tu connais cette journée-là. L’agenda béton. Les petits blocs de couleur bien rangés dans Google Calendar. La to-do list impeccable. Tu regardes ton planning le matin et tu te sens prête. Et pourtant, le soir venu, tu as cette sensation étrange d’avoir couru toute la journée sans vraiment avancer.
Ou alors c’est l’inverse : une journée plus tranquille, moins chargée, et là tu es dans un flow de dingue. Tu sors des trucs de ouf. Tu te demandes ce qui s’est passé.
Si tu te reconnais dans l’une ou l’autre de ces situations, voire dans les deux, cet article est pour toi. Parce que je pense qu’on a toutes une image un peu faussée de ce que ça veut vraiment dire, être productive. Et cette image-là, elle nous coûte cher. En énergie, en charge mentale, et parfois même en santé.
Alors on va poser tout ça ensemble, sans tips bullshit du genre « lève-toi à 5h du mat et médite 45 minutes ». Promis.
On a toutes cette image en tête. La journée productive, c’est la journée chargée. Agenda plein, plein de projets qui tournent, des mails, des DMs, des livrables. Et tout ce qui gravite autour, la communication, les emails, la gestion, la stratégie, on a tendance à l’appeler « les petits trucs en plus ». Comme si ce n’était pas vraiment du travail.
Sauf que si. C’est du taff. Et pendant longtemps, je l’ai minimisé moi-même.
La vérité, c’est qu’une journée ultra remplie ne garantit absolument pas que tu seras productive. Et ça, c’est un truc qui m’a pris du temps à vraiment digérer.
J’ai eu des semaines bien remplies sur le papier, mes petits blocs de couleur bien calés, mes rendez-vous, tout réglé comme du papier à musique. J’étais fière en le regardant, c’était satisfaisant. Sauf que j’avais oublié un facteur : la vie. Je n’avais pas une énergie de feu tous les jours, et je n’avais laissé aucune place aux imprévus, aux urgences, à rien. Résultat : je n’ai pas du tout été productive comme prévu, et en plus je me suis tapé une belle dose de culpabilité de ne pas avoir tout coché.
Le problème avec un agenda blindé de partout, c’est qu’il est conçu pour que tout se passe parfaitement. Zéro imprévu. Zéro mauvaise nuit. Zéro jour où t’as juste pas l’énergie. Mais tu n’es pas un robot. Et moi non plus. Et à force de tout remplir, j’avais construit un système qui travaillait contre moi.
Il y a une croyance qui circule beaucoup, et je l’ai portée longtemps : laisser du vide dans sa journée, avoir des « trous », ne pas être à fond de 9h à 19h, ça voudrait dire qu’on ne fait pas assez. Qu’on n’est pas sérieuse. Qu’on se la coule douce.
Alors qu’en fait, c’est exactement l’inverse.
Petit disclaimer avant de continuer : je ne suis pas neuroscientifique. Ce que je partage vient de ce que je lis (et j’en lis des bouquins sur le cerveau, le sommeil, la psychologie), de conversations avec des gens passionnés par ces sujets, et surtout de ce que j’expérimente sur moi. Comme toujours : prends ce qui résonne, teste, et fais-toi ton propre avis.
Ceci dit, ton cerveau n’est pas fait pour être en mode « on » en permanence. Sans ces temps de décompression, il reste en surégime. Il continue à tourner, à traiter, à chercher des solutions, mais de façon moins efficace et plus chaotique. C’est un peu comme un ordinateur avec 47 onglets ouverts : tout rame.
Les temps de vide, de pause, de « rien », c’est du carburant. C’est pendant ces moments que le cerveau consolide, qu’il fait des connexions, qu’il régule les émotions. Et c’est souvent là que les meilleures idées arrivent. Sous la douche, en balade, à regarder le plafond.
La dernière fois, j’attendais pour faire l’état des lieux de mon appartement. L’appart était vide, j’avais 1h30 d’avance. Pas prévu de sortir l’ordi, juste scroller un peu en attendant. En fait, je me suis posée et j’ai regardé mon futur ex-chez-moi avec nostalgie. Et au bout de 20 minutes de vide total, j’ai eu une idée sur un projet sur lequel je bloquais depuis des semaines. En une heure, plein de choses se sont débloquées. Plutôt que de forcer dans une journée bien chargée, c’est comme si mon cerveau s’était dit : là elle me laisse de l’espace, je vais en profiter. Je trouve ça fascinant.
C’est là que ça devient intéressant. Et c’est ce que j’ai vraiment commencé à mettre en place de façon consciente depuis fin 2025.
J’ai appris à me lâcher la grappe. Pas magiquement, je suis de nature anxieuse et le zéro stress total, je ne connais pas vraiment. Mais j’ai commencé à travailler sur quelque chose de plus subtil : accepter que certains jours ça ne va pas, et ajuster plutôt que de forcer.
Concrètement : quand j’avais prévu de bosser à fond sur un truc et que l’énergie n’est pas là, au lieu de me forcer et de produire du travail de merde en me sentant nulle, je switch. Je regarde ce qui était prévu dans ma semaine, je déplace, j’ajuste. Sauf urgence vraiment urgente.
Et ce que j’ai observé sur moi, c’est que les jours où j’accepte ce mood-là, le lendemain je peux abattre en 5h ce que j’aurais mis 8h à faire la veille, voire que je n’aurais pas réussi à faire du tout.
Il y a quelques semaines, j’ai eu une nuit pourrie après une journée un peu anxieuse et trop de café (mon corps est hypersensible à la caféine). Le lendemain, j’avais prévu de la créa, du design de pages sur un projet en cours. Sauf que la créa et un cerveau à 2 à l’heure, ça ne fait pas bon ménage. Là où j’aurais forcé avant, j’ai switché. Des articles de blog à recycler depuis des épisodes de podcast, de la compta, quelques mails. J’ai avancé sur des tâches mécaniques, et ensuite j’ai fait une sieste. Le lendemain j’étais au taquet et en 4h j’avais tout fait. C’est « juste » s’écouter et ajuster.
Le cerveau, c’est un muscle. Et comme tout muscle, si tu forces trop, tu as une tendinite. La tendinite du cerveau, ça s’appelle le burnout, et ça ne passe pas en 6 semaines.
C’est là que je veux zoomer un peu. Parce que tout ce qu’on vient de dire s’inscrit dans quelque chose de plus large.
On pense souvent que la solution, c’est « bosser plus ses réseaux », ou « avoir un beau site », ou « mettre telle stratégie ». Chaque chose prise séparément. Mais tout est lié. Tout se nourrit. Et le but, c’est que cet écosystème te nourrisse aussi, toi. Parce que tu n’es pas en dehors de ton business, tu en fais partie.
Et ça passe par plein de choses. Choisir les bons outils, pas les plus tendances, mais ceux qui correspondent à ta façon de fonctionner. Choisir une stratégie qui te convient, en prenant en compte comment tu aimes travailler, tes périodes de haute énergie, tes périodes plus basses. Et oui, ça inclut les fluctuations hormonales, les cycles, toutes ces choses qu’on met rarement sur la table alors qu’elles influencent énormément notre façon de créer. Se reconnecter à ce qu’on veut vraiment, pas ce qu’on pense qu’on devrait vouloir. Toi. Tes priorités. Ta vie.
C’est pour ça que dans mes accompagnements, je ne construis jamais juste un outil. Je construis quelque chose qui doit fonctionner avec toi, pas malgré toi. Un écosystème digital pensé en fonction de qui tu es vraiment et de comment tu fonctionnes.
Aujourd’hui par exemple, je ne structure plus mes semaines en mode strict lundi/vendredi 9h/19h. J’ai des rendez-vous fixes bien sûr, mais autour je me laisse porter un peu plus au feeling. Certains lundis je bosse à fond, d’autres je profite avec mon copain qui ne travaille pas ce jour-là. Parfois le dimanche si j’ai envie, parfois pas. Ce n’est pas du tout avoir moins d’organisation, c’est avoir une organisation qui me ressemble, avec du mou prévu dedans. Et depuis que c’est comme ça, je suis objectivement plus productive sur les plages où je travaille vraiment.
Pas de liste magique. Juste des questions à te poser honnêtement.
Regarde ton agenda cette semaine. Est-ce qu’il y a des espaces prévus pour les imprévus ? Des moments où tu n’es censée rien faire de « productif » ? Si la réponse est non, c’est peut-être là que ça coince.
Identifie tes pics d’énergie. À quel moment de la journée tu es vraiment dans ton flow ? Matin tôt ? Après-midi ? Et est-ce que ton planning respecte ça, ou tu forces tes tâches importantes à des moments où tu es à plat ?
Autorise-toi à switcher. Si tu avais prévu de créer du contenu et que l’énergie créative n’est pas là, passe sur une tâche plus mécanique. Facturation, réponse mails, organisation. Ça avance quand même.
Pose-toi cette question une fois par semaine : « Est-ce que mon business cette semaine m’a nourrie ? » Si la réponse est souvent non, c’est un signal. Pas un jugement, un signal.
Et arrête de comparer ta productivité à celle des autres. Ta meilleure semaine à toi vaut infiniment plus que d’essayer de reproduire celle de quelqu’un d’autre.
Être productive, ce n’est pas avoir l’agenda le plus blindé. C’est avancer de façon efficace et durable.
Toutes les tâches comptent, la com, les mails, la gestion, tout ça c’est du vrai travail.
Le vide dans ta journée n’est pas de la flemme. C’est du carburant pour ton cerveau.
Travailler avec ton énergie plutôt que contre elle change tout, à court terme et sur le long terme.
Ton business est un écosystème, et toi tu en fais partie. Il doit aussi te nourrir, toi.
Pas de recette magique. Juste de l’observation, de l’honnêteté avec toi-même, et de la bienveillance.
Si tu te demandes comment construire un business digital qui travaille vraiment avec toi et pas contre toi, avec les bons outils, une vraie stratégie, et une structure qui respecte ta façon de fonctionner, c’est exactement ce qu’on peut explorer ensemble. Tu peux en savoir plus sur mes accompagnements par ici, ou jeter un oeil à mes offres si tu veux qu’on aille plus loin.
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